J'étais là et je n'ai rien fait. J'en avais des miliers de questions à cracher et je n'ai rien dit. Je n'ai toujours pas compris, j'ai juste appris à faire comme si.

J'étais là et je n'ai rien fait. J'en avais des miliers de questions à cracher et je n'ai rien dit. Je n'ai toujours pas compris, j'ai juste appris à faire comme si.
Et on se demande si un jour, on pourra pardonner. Qu'est ce que pardonner? Est ce simplement à force d'épuisement et de découragement que l'on accorde grâce à l'autre? Ou bien, est ce plutot, le temps qui court et emporte avec lui notre colère, notre haine, nous apprend à oublier, à contenir les maux du passé? Le pardon nécessite il la compréhension? J'ai peur de ne jamais y arriver. Non, de ne jamais parvenir à m'accomoder ne serait-ce que d'une raison, de ne jamais trouver de réponses à toutes ces interrogations persistantes, inquiétantes. Parfois j'aimerai mourir pour tout reccomencer. Ca me tue de savoir ce combat, au plus profond de moi même, perdu d'avance. D'avoir conscience que la solution si je veux la connaître, il faudra l'inventer. Non, je ne pourrai jamais pardonner. Cette haine, bien que silencieuse et discrète, est bien trop profonde, bien trop présente pour se montrer tolérante. Et je crois que l'oubli ne doit pas être mon ambition. On ne peut se satisfaire d'oublier pour avancer. Non, je reste convaincue que la vie est un long cheminement individuel, trop souvent une épreuve, que chacun doit défier au gré de ses expériences, de ses vécus, et que ce sont ces mêmes expériences qui nous poussent, nous hommes, à avancer, encore et toujours. Mais j'ai mal de vivre dans l'incompréhension. J'ai mal de me sentir seule face à tous ces gens pour qui la réalité résonne comme une évidence. J'ai si mal, tellement mal d'avoir été celle que j'ai été, de devenir celle que je deviens. Je n'ai pas encore réussi à faire abstractions de ces peines quotidiennes comme bien des gens s'y sont résolus. Non je ne peux pas, malgré moi. Je reste cette vieille émerveillée, cette réveuse sensible que l'illusion a tué. Et tous ces jours qui se courent après me dégoutent un peu plus de la réalité. Quand je regarde autour de moi, je ne vois que des êtres coupables qui osent jouer les innocents, qui se plaisent à juger, critiquer sans jamais eux-mêmes se questionner. C'est fou cette vie.
Les mots viennent tout seuls, jamais dans le sens approprié, ce sont juste des idées balancées, mais c'est si difficile de raisonner, d'organiser sa pensée dans un monde qui n'est que fouilli, à travers un coeur mille fois déchiré, entravé, mitraillé, déchiqueté, dénaturé. Massacré. Ce pauvre coeur sur lequel on s'acharne un peu trop. Si j'avais su. Si on m'avait dit, prévenu. Fait un signe. Envoyer un message d'alerte. Je ne sais pas si j'aurai pris le risque de vivre cette histoire. Non, je ne sais pas.


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# Posté le dimanche 28 décembre 2008 11:48

Modifié le mardi 24 février 2009 11:41

Au lieu de voir que les roses ont des épines, voyez que les épines ont des roses.

Au lieu de voir que les roses ont des épines, voyez que les épines ont des roses.

Le bonheur n'est pas un gros diamant, c'est une mosaïque de petites pierres harmonieusement rangées.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 15:43

Il y a des salauds qui pillent le coeur des femmes... Et des femmes qui ne savent plus trop d'où l'amour tire son charme ...

Il y a des salauds qui pillent le coeur des femmes... Et des femmes qui ne savent plus trop d'où l'amour tire son charme ...
Ya pas cette magie de Noël. Et pourtant .. C'était une sacrée habitude à la maison. La famille. Les cadeaux. Quelques merveilles à déguster. Quelques "Joyeux Noël" à balancer. Fini. Fini ces vieux souvenirs, ces vieilles croyances, ces heures perdues à se dire que certains jours valent plus que d'autres. Fini les après midi au chaud devant un feu crépitant et les bûches de Noël dont je savais apprécier le chocolat glacé. Je ne sais pas si c'est l'âge qui fait redescendre les gens sur terre ou la vie qui veut ça tout simplement, peu importe, c'est fni.Fini tout comme le temps ou je m'amusais à choisir la prochaine robe que j'enfilerai ou encore quelle coiffure allait me raviver. Fini le temps des connaissances stupides qui m'ont trop de fois laissées amères, fini les baisers regrettés, les calins innopinés. Fini les paris de meilleures amies, les rêves de gamine qu'on se plait à déchiffrer, fini les histoires incensées, les commérages déplacés. Fini les beaux jours où mes seules peurs étaient celles de rater mon train, mes seules tristesses de le voir partir alors que je savais qu'il allait revenir. Fini les rires spontannés, les confidences, la sincérité. On se noie dans le mensonge. Tout le monde fait ça. Tant de secrets. Trop de secrets. Et personne avec qui les partager.

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 09:25

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:50

Et dire que l'année dernière encore, vous étiez deux inconnus.

Et dire que l'année dernière encore, vous étiez deux inconnus.
On peut s'aimer, se détester.
<3

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 13:23

Modifié le samedi 20 décembre 2008 10:11